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Paediatr Child Health. 1998 Nov-Dec; 3(6): 425–427.
French.
PMCID: PMC2851311

Les programmes de résidence en pédiatrie : Des directives relatives aux congés pour une courte période (normes minimales)

LE PROGRAMME DE RÉSIDENCE : LES ENJEUX

Les congés autorisés pendant la résidence constituent un défi majeur pour les directeurs des programmes de résidence et leurs collègues. Des événements imprévisibles exigeant un congé se produisent, mais le congé parental demeure le congé le plus courant. En effet, les femmes représentent désormais plus de la moitié des résidents en pédiatrie, et bon nombre d’entre elles deviennent enceintes pendant leur formation. Les hommes participent davantage à l’éducation des enfants, et d’autres congés involontaires pour invalidité de courte durée se présentent. Le calendrier de résidence ne tient pas compte de ces situations inévitables, ce qui crée une perturbation considérable dans un milieu déjà très stressant.

Il est essentiel de s’assurer que les congés des résidents ne compromettent pas les soins aux patients. Souvent, les résidents qui restent au département ajustent leur horaire et travaillent plus d’heures pour couvrir les tâches essentielles et la grille de garde. La tâche difficile de la réattribution du travail incombe souvent au résident chef, plus ou moins soutenu par le directeur du programme. Le manque de budget empêche souvent l’embauche de non-résidents, comme des adjoints de clinique et des infirmières-cliniciennes.

Sans directives approuvées, les résidents sur place peuvent être submergés par les exigences de leurs études et les service supplémentaires imposés. Couplée au manque de sommeil et au manque de temps pour les soins personnels, cette pression peut susciter un sentiment d’abus et de surcharge. Des résidents épuisés sont portés à faire des erreurs, à compromettre leurs objectifs d’éducation et de travail et à tenir le système responsable de leurs échecs. Non seulement les résidents peuvent-ils en vouloir à ceux qui prennent congé, mais ils peuvent per-dre leur sentiment de compassion envers les patients.

En plus de devoir trouver les personnes qui effectueront le travail clinique, le programme est responsable d’assurer que les résidents qui obtiennent un congé respectent les exigences de formation pédiatrique. Il se peut alors que des coûts supplémentaires soient imputés au système. Comme le financement de la formation médicale subit des compressions croissantes, la rémunération et les avantages sont parfois retirés pendant le congé et le temps de rattrapage. Ces contingences s’ajoutent au stress que subissent des résidents souvent mal lotis d’un point de vue financier.

UN SONDAGE NATIONAL

Dans un effort pour régler ces enjeux au Canada, la section des résidents de la Société canadienne de pédiatrie a colligé de l’information dans tout le pays au sujet des politiques des programmes. Les programmes en pédiatrie au Canada varient énormément pour ce qui est de la durée du congé accordée. Des exemples sont présentés au tableau 1.

TABLEAU 1 :
Exemples de congés offerts dans les programmes de résidence canadiens

LES THÈMES SOUS-JACENTS

Des politiques définies de congé pour une courte période peuvent réduire le stress et améliorer l’équité, tant pour les résidents qui prennent un congé que pour leurs collègues. La définition et la différenciation des objectifs d’éducation et des rôles de service s’imposent, et il convient de garantir un strict respect des directives éducatives afin de réduire au minimum les demandes de service excessives. Ce phénomène peut accroître la charge des résidents sur place. Les résidents doivent jouer un rôle plus actif dans le développement de politiques visant à définir les fonctions d’éducation et de service des programmes, à l’échelle locale tout autant que nationale.

CONCLUSIONS

Les premières directives nationales à l’intention des résidents en pédiatrie en congé pour une courte période ont été préparées pendant la séance de travail et l’atelier de la section des résidents de 1997 à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Ces directives énoncent les normes minimales pour les programmes canadiens de résidence en pédiatrie. Cependant, la section des résidents invite chaque programme de résidence à étoffer ces directives et à les améliorer à l’intention de leurs résidents ainsi qu’à assurer une meilleure flexibilité des heures de garde, dans la mesure du possible.

DIRECTIVES

Vacances

  • Tous les résidents ont droit à quatre semaines de vacances rémunérées chaque année, soit quatre fois sept jours consécutifs; en cas de vacances de cinq jours consécutifs, on accole une fin de semaine.

Congé supplémentaire

  • Outre les vacances, les résidents ont droit à au moins sept jours de congé rémunéré pour assister à des conférences, passer des examens ou profiter de formations.

Congé parental et d’adoption

  • Les résidents ont droit à un congé parental ou d’adoption non rémunéré maximal de 17 semaines. Si le résident est incapable de reprendre le travail à la fin de cette période, le congé peut être prorogé, selon le bon jugement du directeur du programme.
  • Le résident doit remettre un avis écrit au moins quatre semaines d’avance ou le plus tôt possible, afin de permettre les changements à la grille.
  • Les résidentes ont la possibilité de mettre un terme à la garde sur place après 31 semaines de gestation en cas de congé parental pour une grossesse sans complication, ou plus tôt si elles reçoivent un avis médical.
  • Les résidents sur place ne répondront à pas plus de sept appels par mois s’ils sont en première ou en deuxième année, et à plus de cinq à sept appels par mois s’ils sont en troisième ou en quatrième année. Au besoin, le département trouvera d’autres moyens de couvrir les trous de la grille de garde.
  • Les résidents ne peuvent être mis à pied en raison d’un congé parental.
  • Un résident peut demander un report de la durée de son programme équivalant à celle établie par son directeur.
  • Un congé de paternité non rémunéré sera accordé pendant une période maximale de sept jours. Le résident doit remettre un avis à cet effet au moins quatre semaines d’avance ou le plus tôt possible. Au besoin, le résident peut demander jusqu’à 17 semaines de congé parental, tel qu’il est indiqué plus haut.

Congé personnel ou congé de maladie

Les résidents ont droit à jusqu’à trois mois de congé rémunéré. Au gré du directeur du programme, le résident n’aura peut-être pas à reprendre ce temps.

Notes en bas de page

SECTION DES RÉSIDENTS

Membres du comité directeur : Docteurs Lois Sim (présidente pour 1996–1997), université de l’Alberta, Edmonton (Alberta); Anna Karwowska (présidente pour 1997–1998), université de Calgary, Calgary (Alberta); Michelle Ponti (présidente pour 1998–1999), université de Western Ontario, London (Ontario)

Représentants : Docteurs Leigh A Allwood, université Memorial, St John’s (Terre-Neuve); Janice Barkey, université du Manitoba, Winnipeg (Manitoba); Roxana K Bolaria, université McGill, Montréal (Québec); Sarah Dyack, université de l’Alberta, Edmonton (Alberta); Henriette Fortin, université Laval, Québec (Québec); Keyvan Hadad, université de la Colombie-Britannique, Vancouver (Colombie-Britannique); Dawn S Hartfield, université de la Saskatchewan, Saskatoon (Saskatchewan); Tanya Kodeeswaran, université d’Ottawa, Ottawa (Ontario); Ramsay C MacNay, université McMaster, Hamilton (Ontario); Michelle M McNeill, université de Western Ontario, London (Ontario); Paul C Nathan, université de Toronto, Toronto (Ontario); Derek Prevost, université Queen’s, Kingston (Ontario); Marie-Noël Primeau, université de Sherbrooke, Sherbrooke (Québec); Laura K Purcelle, université Dalhousie, Halifax (Nouvelle-Écosse)

Révisée par le conseil d’administration de la Société canadienne de pédiatrie.


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