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Can J Cardiol. 2009 décembre; 25(12): 679–681.
French.
PMCID: PMC2807826

Transmettre le flambeau

Eldon R Smith, OC MD FRCPC, Rédacteur en chef

Le présent numéro du journal souligne quelques grandes étapes. D’abord, il marque le 25e anniversaire du premier numéro du Journal canadien de cardiologie (JCC). Ensuite, après 13 ans de services, il représente mon dernier numéro à titre de rédacteur en chef.

Le premier numéro du journal a été publié en janvier 1985. Feu le docteur Bob Beamish en était le rédacteur en chef, et il l’est demeuré pendant 12 ans. Il convient de revenir sur ce premier numéro pour plusieurs raisons. D’abord, en 1985, lorsque Pulsus Group Inc. a lancé le journal, son statut de journal officiel de la Société canadienne de cardiologie (SCC) n’était alors qu’un simple souhait.

Fichier externe contenant une image, une illustration, etc.,
se présentant habituellement sous la forme d'un objet binaire quelconque.
 Le nom de l'objet concerné est cjc256791.jpg

Eldon R Smith

Fait intéressant, j’étais l’un des quelques membres de la SCC à s’opposer vertement au journal, convaincu que le milieu canadien des sciences cardiovasculaires était trop petit pour soutenir un journal de qualité. Toutefois, grâce à la persistance de monsieur Robert Katrina de Pulsus Group Inc. et du docteur Beamish, le JCC a réussi à se faire indexer (ce qui n’est pas un mince exploit) et à être reconnu sur la scène internationale comme, de fait, le journal « canadien » de cardiologie. En 1990, je présidais la SCC lorsqu’on a décidé d’évaluer avec monsieur Kalina la possibilité de faire du JCC le journal officiel de la SCC. Les négociations ont été favorables, et depuis cette année-là, le JCC a acquis ce statut. Il est peut-être ironique de constater qu’en 1997, lorsque le docteur Beamish a pris sa retraite, c’est moi qui lui ai succédé à la rédaction en chef. Et maintenant, treize années ont passé.

Il est également intéressant de parcourir quelques-uns des articles publiés dans ce premier numéro. Des textes étaient rédigés ou corédigés par Wilbert Keon (devenu sénateur), les docteurs John McCans, George Klein, William Kostuk, Charles Pollick, Martin Gardner, Naranjan Dhalla, Grant Pierce et feu Robert Burns, entre autres. De toute évidence, le docteur Beamish avait réussi à inciter ces scientifiques-cliniciens canadiens réputés à se consacrer à la rédaction d’articles pour un journal qui ne serait pas indexé avant des années. Je lève mon chapeau à monsieur Kalina, au docteur Beamish et à tous ces auteurs du « premier numéro ».

Les treize dernières années se sont révélées intéressantes, souvent exigeantes, mais très agréables. Puisque le JCC est le journal officiel de la SCC, le conseil de la SCC est responsable de recruter et d’évaluer le rédacteur en chef. Ce n’est que tout récemment que le conseil de la SCC a compris l’impossibilité de percevoir le journal comme un centre de revenu important et un véhicule de communication pour les membres tout en s’assurant une réputation internationale enviable et en maintenant un facteur d’impact élevé. Cette situation a suscité de nombreux défis, et peut-être à tort, nous avons tenté de réaliser les deux objectifs simultanément. À cet effet, le JCC a publié des documents de principes, des positions et des lignes directrices de la SCC et a vu d’un œil favorable les articles susceptibles d’être importants pour le développement des politiques au Canada. Ces deux groupes de publications n’ont pas toujours contribué à l’objectif d’accroître le facteur d’impact du journal.

D’autres défis se sont associés au poste de rédacteur en chef. Dans certains cas, nous avons élaboré des stratégies pour y faire face, qui ont été une réussite puis se sont transformées en échec. Aux premiers temps de ma fonction, il était évident que nous avions besoin d’attirer plus de propositions. Nous y avons réussi, mais le climat économique mondial a conspiré pour rendre cet objectif moins souhaitable. Plus un journal attire d’articles, plus il a besoin de ressources pour les évaluer, sans compter que l’acceptation d’un plus grand nombre d’articles a des répercussions importantes, sauf si le total d’articles publiés augmente. Nous avons réussi à accroître d’un facteur de près de 8 le nombre de propositions, mais comme les revenus de publicité diminuent depuis quelques années, nous avons dû chercher à en décourager certaines. C’est pourquoi nous avons instauré des frais pour faire évaluer les manuscrits, une intervention qui a nui indubitablement au nombre de propositions émanant de la communauté internationale. De plus, puisque le nombre de publicitaires diminuait, nous avons été forcés de publier moins d’articles et moins de numéros par année, une intervention qui a rallongé l’attente avant la publication des articles acceptés et, par conséquent, a moins incité les auteurs à proposer des articles au JCC. Les deux dernières années ont ainsi été particulièrement difficiles parce que nous avons cherché à réduire le délai avant la publication tout en espérant continuer d’attirer et d’accepter de bons articles. Je pense que nous avons réalisé des progrès importants. Même si le total des propositions a diminué d’environ le tiers depuis deux ans, notre taux d’acceptation est demeuré relativement faible et, grâce aux publications électroniques, nous avons réussi à dégager la plupart des articles accumulés déjà acceptés pour publication. Parallèlement, nous avons pris des mesures positives vers la réduction du nombre d’articles publiés envisagés pour le calcul du facteur d’impact. Par conséquent, le facteur d’impact pour 2008 a atteint un taux de 1,8, le plus élevé de notre histoire, et nous avons toutes les raisons de croire qu’il augmentera encore pour 2009. Ainsi, malgré une période économique très difficile pendant laquelle nous avons réduit le nombre de numéros par année et le nombre d’articles par numéro, nous avons réussi à continuer de publier des articles d’importance pour la médecine cardiovasculaire au Canada tout en accroissant notre facteur d’impact. Nous devons toutefois souligner que bon nombre des auteurs ont dû subir une longue période d’attente. Nous nous en excusons et nous les remercions.

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se présentant habituellement sous la forme d'un objet binaire quelconque.
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Cover of the Premiere Issue of The Canadian Journal of Cardiology / Page couverture du premier numéro du Journal canadien de cardiologie

Le temps est venu de transmettre le flambeau. Je suis ravi que la SCC ait réussi à recruter le docteur Stanley Nattel de l’Institut de cardiologie de Montréal, au Québec, au poste de rédacteur en chef. Le docteur Nattel est un chercheur fécond qui apporte au JCC sa longue expérience de rédacteur. À mon avis, il est extrêmement bien placé pour mener le journal au niveau de réalisations suivant. Je suis convaincu que, grâce aux qualités de chef du docteur Nattel, le JCC peut franchir de nouveaux échelons au sein des journaux de cardiologie internationaux tout en répondant aux besoins du milieu canadien de la cardiologie. Ce ne sera pas sans défis; le docteur Nattel et le JCC auront besoin du soutien des auteurs, des réviseurs et des lecteurs tandis qu’ils iront de l’avant. Je pense toutefois que malgré les défis, l’avenir est lumineux. J’observerai attentivement, car je suis prêt à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour soutenir la future réussite du journal.

Je tiens à remercier la SCC de m’avoir donné la possibilité d’être rédacteur en chef, ainsi que Pulsus Group Inc. (monsieur Kalina et le personnel) de tout leur soutien au fil des ans. J’ai beaucoup appris et j’espère avoir apporté ma petite pierre au milieu canadien de la cardiologie et au développement du JCC. Je dois beaucoup aux rédacteurs adjoints, aux membres du comité de rédaction, à madame Peggy Randall de mon bureau et, surtout, aux nombreux réviseurs pour leur appui au cours des années. Ça me manquera.

Notes en bas de page

Le présent point de vue n’engage que le rédacteur en chef et ne reflète pas nécessairement celui de la Société canadienne de cardiologie ou de Pulsus Group Inc.


Articles from The Canadian Journal of Cardiology are provided here courtesy of Pulsus Group