PMCCPMCCPMCC

Search tips
Search criteria 

Advanced

 
Logo de canrespjCanadian Respiratory Journal
 
Can Respir J. 2009 Jul-Aug; 16(4): 114–116.
French.
PMCID: PMC2734435

Un nouveau souffle pour la recherche à la Société canadienne de thoracologie

Michel Rouleau, M.D, Président

Àtitre de président de la Société canadienne de thoracologie (SCT), j’adhère au principe selon lequel la SCT sera aussi forte que les trois piliers qui la supportent, soit les lignes directrices, la formation et la recherche. Depuis quelques années, je me suis beaucoup concentré sur les lignes directrices et la formation et cela se reflète particulièrement dans la mise sur pied du Comité pour les Lignes directrices canadiennes en pneumologie et la Conférence canadienne de pneumologie, de même que dans les réussites que continue d’enregistrer le Programme scientifique de la SCT en marge de l’événement CHEST. La SCT a également consolidé ses politiques et son fonctionnement au chapitre de la formation en assurant le maintien de son statut de fournisseur accrédité de formation médicale continue. Nous avons élaboré des directives et des programmes de formation et nous continuerons de le faire. Maintenant, toutefois, il est temps d’accorder plus d’attention au troisième pilier : la recherche.

Depuis un certain temps, l’exécutif et le Comité de recherche de la SCT exploraient un certain nombre d’avenues ayant trait à la recherche. Ce faisant, nous nous sommes rendu compte que le temps est venu de dresser un bilan de nos activités de recherche, de prendre du recul par rapport à notre programme et de faire le point sur la recherche en pneumologie au Canada dans son ensemble. En somme, il s’agit à présent d’examiner la situation actuelle et d’établir notre vision pour l’avenir.

À cette fin, l’exécutif et le Comité de recherche de la SCT ont récemment pris des mesures. Le 19 juin, nous avons invité un petit groupe de dirigeants et de membres de la SCT ayant une expertise en recherche à participer à une réunion, à Winnipeg, au Manitoba. La rencontre de juin pavait la voie à une seconde réunion qui aura lieu cet automne et regroupera un plus grand nombre d’intervenants dans le but de développer un programme national de recherche. Lors de la rencontre de juin, nous avons abordé plusieurs questions.

Collaboration de la communauté vouée à la recherche en pneumologie à l’échelle nationale

À mesure que la mise au point de notre programme national de recherche avancera, nous nous emploierons à réduire le double emploi et à promouvoir la collaboration entre tous les intervenants de la recherche en pneumologie au pays. Comme point de départ, nous devons identifier toutes les parties prenantes. Nous chercherons donc à établir des partenariats avec le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire pour établir une base de données nationale des chercheurs, qui permettrait non seulement de dresser la liste des scientifiques, mais également de connaître la nature de leurs activités de recherche. Idéalement, c’est le Portail du savoir du Cadre de travail national sur la santé pulmonaire qui hébergerait cette base de données.

Nous ferons également la promotion des partenariats entre les spécialistes de la recherche fondamentale et les cliniciens et nous faciliterons les rapports entre les chercheurs, les cliniciens, les réseaux et les directeurs de recherche. Nous travaillerons étroitement avec le Consortium canadien de recherche clinique en pneumologie (CCRCP) pour atteindre ces objectifs.

Financement et défense des intérêts

À l’heure actuelle, le financement fédéral accordé à la recherche en pneumologie n’est pas proportionnel au fardeau que représentent les soins en santé respiratoire. Il faut sans contredit exercer plus de pression pour corriger ce déséquilibre et assurer un meilleur financement de la recherche en pneumologie au Canada. Nous tenterons de faire preuve de créativité dans nos activités à cet égard et nous utiliserons tous les modèles utiles, par exemple, subventions paritaires ou financements temporaires, et nous travaillerons étroitement avec nos partenaires pour réaliser des progrès dans ce domaine vital.

Recherche clinique versus fondamentale

Les données sur la recherche en pneumologie ont révélé un écart entre le financement de la recherche clinique et celui de la recherche fondamentale, cette dernière recevant une part beaucoup plus imposante des fonds alloués. Si le Canada finance trop peu la recherche clinique, il risque de perdre ses chercheurs, et tout particulièrement les plus jeunes d’entre eux, susceptibles d’être séduits par les invitations qui leur sont faites pour aller travailler dans d’autres pays.

La SCT adoptera donc une double mesure d’intervention : elle cherchera à accroître le nombre de projets d’études cliniques et fera également pression pour obtenir une harmonisation de ses sources de financement, afin que la recherche clinique reçoive des fonds suffisants.

La SCT s’engage à travailler avec ses partenaires, comme les Instituts de recherche en santé du Canada, pour que des sommes suffisantes soient allouées à la recherche clinique et à la recherche fondamentale.

Gouvernance et intégration

La SCT procède actuellement à une révision de sa gouvernance. Dans le cadre de ce processus, elle verra à ce que la recherche soit bien intégrée à sa structure globale et qu’elle reçoive toute l’attention voulue. La recherche pourrait idéalement trouver la voie d’une meilleure intégration par le biais de notre conférence nationale, la Conférence canadienne de pneumologie, qui est une occasion idéale de réunir les cliniciens et les chercheurs. En outre, des mécanismes seront mis en place pour la production de rapports à l’intention de l’exécutif et du conseil d’administration de la SCT, de même qu’à l’intention du conseil d’administration de l’Association pulmonaire, afin que tous soient tenus bien informés des activités et des questions ayant trait à la recherche et soient en mesure d’adopter des mesures décisives pour agir dans ce domaine.

En plus de s’attaquer aux questions présentées ci-dessus, la réunion de juin a abouti à différents plans concrets :

Un Comité intérimaire de direction de la recherche a été formé pour coordonner la relance de la recherche. Shawn Aaron (CCRCP) et Andrew Halayko (Comité de recherche de la SCT) ont accepté de coprésider le Comité de direction pour les six prochains mois. Le CCRCP et le Comité de recherche de la SCT délégueront deux autres membres auprès du Comité et les présidents de la SCT et du Comité canadien de recherche en santé respiratoire agiront à titre de membres de plein droit.

Le Comité intérimaire de direction sera chargé d’identifier les principaux domaines à inscrire au programme de recherche de la SCT et de planifier la rencontre nationale sur la recherche qui se tiendra en novembre, et à laquelle un éventail plus large d’intervenants seront conviés. La réunion nationale servira à la fois de rencontre de planification et d’avenue pour la présentation de symposiums scientifiques. Si tout se déroule normalement, ce processus de relance devrait aboutir à la mise sur pied d’un programme de recherche national en pneumologie.

Au nom de l’exécutif de la SCT, je remercie les docteurs Aaron et Halayko d’avoir pris les rênes de cette opération visant à donner un nouveau souffle à la recherche, de même qu’Irvin Mayers, le président actuel du Comité de recherche de la SCT. Grand merci également à d’autres participants qui ont assisté à la réunion de juin : Yves Berthiaume, Larry Lands, Rob McFadden, Redwan Moqbel, Denis O’Donnell et Teresa To. Je tiens également à exprimer ma gratitude envers Janet Sutherland, directrice de la SCT, Anne Van Dam, directrice de la recherche, et Michelle McEvoy, chef de la recherche, pour leur inestimable appui.

Ces projets sont des plus intéressants! Je suis certain que le Comité de direction réussira à nous aider à consolider les programmes de recherche de la SCT et à mettre au point un programme scientifique national solide, en collaboration avec nos partenaires et autres intervenants des quatre coins du pays.

En consolidant son pilier recherche, la SCT deviendra plus forte et plus dynamique, elle remportera plus de succès, ce qui ne peut être que de bon augure pour la santé respiratoire au Canada.

Salutations distinguées,


Articles from Canadian Respiratory Journal are provided here courtesy of Hindawi Publishing Corporation