PMCCPMCCPMCC

Search tips
Search criteria 

Advanced

 
Logo de canfamphysLink to Publisher's site
 
Can Fam Physician. 2007 décembre; 53(12): 2142–2143.
French.
PMCID: PMC2231555

Language: Français | Français

Prise de suppléments multivitaminiques pour la prévention primaire des anomalies congénitalies

Application d'une pratique clinique préventive
Pascale Morin, PhD
Travaille au Centre de santé et de services sociaux, Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke (CSSS-IUGS) au Québec
Karine Demers et Christine Giguère, MSc
Département des sciences cliniques
Denise St-Cyr Tribble, PhD
Professeure au Département des sciences infirmières

RÉSUMÉ

OBJECTIF

Déterminer si les recommandations véhiculées par les professionnels de la santé sur l’importance de l’acide folique encouragent les femmes susceptibles de procréer de prendre les suppléments d’acide folique.

CONCEPTION

Enquête.

CONTEXTE

Centre de santé et de services sociaux, Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke, à Sherbrooke, Qué.

PARTICIPANTS

323 femmes francophones âgées entre 18 et 45 ans.

PRINCIPALES MESURES DES RÉSULTATS

La consommation de suppléments de vitamines et de minéraux au cours de la dernière année. Des analyses statistiques descriptives et bivariées et une modélisation par régression logistique ont été effectuées pour déterminer si l’association observée entre la recommandation d’un professionnel de la santé et la consommation de vitamines et de minéraux persistait après avoir tenu compte de l’effet des variables de contrôle (consultation de documentation, connaissances, sources d’information, perception, âge, scolarité, revenu, état matrimonial, intention de devenir enceinte).

RÉSULTATS

Environ 41% des femmes rapportent que leur médecin leur avait recommandé de consommer un supplément de vitamines et de minéraux. Après avoir ajusté toutes les variables dans le modèle, il est apparu que le fait de se faire recommander par un professionnel de la santé de prendre un supplément de vitamines et de minéraux était significativement associé à la consommation de vitamines et de minéraux par les femmes susceptibles de devenir enceintes.

CONCLUSION

Les professionnels peuvent améliorer la santé de la population par une pratique clinique préventive. Nous soulignons l’importance de soutenir ces derniers dans leurs efforts d’intégrer puis d’appliquer des connaissances scientifiques dans leur pratique.

Résumé

OBJECTIVE

To determine whether the recommendations health care professionals make to women of childbearing age on the importance of taking folic acid encourage these women to take folic acid supplements.

DESIGN

Survey.

SETTING

The Centre de santé et de services sociaux at the Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke in Sherbrooke, Que.

PARTICIPANTS

A total of 323 Francophone women 18 to 45 years old.

MAIN OUTCOME MEASURES

Whether or not women had consumed vitamin and mineral supplements during the past year. Descriptive, bivariate statistical analyses and logistic regression modeling were carried out to determine whether the association between health care professionals’ recommendations and the consumption of vitamin and mineral supplements persisted after controlling for certain variables (consulting documentation, knowledge, sources of information, perception, age, education, income, marital status, and plans to become pregnant).

RESULTS

About 41% of the women reported that their physicians had recommended that they take vitamin and mineral supplements. After adjusting for all the variables in the model, it became clear that there was a significant association between the recommendations of healthcare professionals and the consumption of vitamins and minerals by women of childbearing age.

CONCLUSION

Health care professionals can improve the health of the population through preventive clinical practices. It is important that we support them in their efforts to integrate and apply scientific knowledge in their practice.

Une des plus importantes découvertes au cours des dernières années dans le domaine de la santé publique concerne une vitamine du groupe B appelée acide folique. Il a été démontré que l’acide folique, prise à raison de 400 fig die durant la périconception, réduirait jusqu’à 70% le risque de donner naissance à un enfant atteint d’anomalies congénitales impliquant le tube neural1, 2. Bien que les produits céréaliers canadiens soient actuellement enrichis en acide folique, il est recommandé aux femmes de prendre un supplément vitaminique puisque le régime alimentaire n’en contient pas toujours suffisamment pour prévenir les risques3.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et Santé Canada s’intéressent à l’acide folique dans la prévention primaire des anomalies de fermeture du tube neural depuis 1992. Deux documents s’adressant à la population en général et aux professionnels de la santé ont été publiés respectivement en 1999 et 20024, 5. À l’instar de nombreux comités d’experts à tra-vers le monde, le Comité exécutif et le Conseil de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada ont recommandé «d’informer les femmes en âge de procréer des avantages de la supplémentation en acide folique au moment des consultations habituelles68.» Au Canada, cette recommandation a été spécifiée de type A puisque l’on «dispose de données suffisantes pour appuyer la recommandation selon laquelle il faudrait s’intéresser expressément à cette affection dans la cadre d’un examen médical périodique9

Les campagnes de sensibilisation reposant sur la recommandation de consommer un supplément d’acide folique durant la période périconceptionnelle ont eu un effet rapide et un impact remarquable sur le degré de connaissances des femmes1013. Cependant, le comportement résultant de ces nouvelles connaissances, soit la prise quotidienne de suppléments d’acide folique, n’a pas été adoptée par la majorité des femmes, même chez celles qui entrevoyaient une grossesse1316. À ce titre, une enquête menée auprès de 1240 Québécoises enceintes a démontré que 64% d’entre elles avaient lu ou entendu parler de l’acide folique. Cependant, moins de la moitié de ces femmes avait consommé des suppléments d’acide folique durant la période entourant la conception. Ces résultats ont mis en évidence que seulement 24,8% (± 2,4%) des embryons avaient été exposés à des doses optimales d’acide folique avant la fermeture du tube neural 17, 18.

Afin d’augmenter la proportion de femmes qui prennent un supplément lorsqu’elles sont susceptibles de devenir enceintes, il apparaît de plus en plus important d’intensifier le rôle des intervenants en santé dans la promotion de l’acide folique1921. D’ailleurs, les écrits démontrent que les professionnels de la santé font preuve d’une grande crédibilité auprès de leurs clients22, 23.

L’étude présentée dans cet article a constitué la première étape d’une recherche (Instituts de recherche en santé du Canada 2003–2006) qui visait à élaborer, à mettre en œuvre et à évaluer un programme éducatif destiné aux professionnels de la santé afin de favoriser le transfert des connaissances reliées à la prise d’acide folique. L’objectif de cette première étape était d’étudier l’association entre la recommandation du professionnel de la santé de prendre un supplément de vitamines et de minéraux et l’adoption de ce comportement chez les femmes en âge de devenir enceintes. L’article présenté permet de contextualiser l’application des connaissances scientifiques dans la pratique clinique afin de mieux outiller les professionnels de la santé dans le cadre de leurs consultations. Tirer le portrait d’une réalité est une tâche fondamentale selon Cockburn24 car elle permet de bien ajuster le programme éducatif.

MÉTHODOLOGIE

Une enquête a été menée dans 4 points de service du Centre de santé et de services sociaux, Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke (CSSS-IUGS), dans 3 cliniques médicales et dans 3 pharmacies situées sur le territoire de Sherbrooke (Qué). Le territoire de Sherbrooke dénombre environ 142 000 personnes. Le CSSS-IUGS compte 2300 employés, dont 400 ont comme mission spécifique d’offrir des soins et des services de première ligne en prévention et en promotion de la santé.

Participants

Les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire auto-administré distribué du 21juillet 2004 au 3 décembre 2004 auprès de femmes francophones âgées entre 18 et 45ans. Des 500 questionnaires distribués dans les différents sites, 333 ont été complétés (ce qui représente un taux de participation de 67%). Les femmes répondaient au questionnaire dans la salle d’attente avant de rencontrer leur professionnel de la santé ou, dans les pharmacies, pendant que leur prescription était complétée. En excluant les femmes ne répondant pas au critère d’âge et les questionnaires incomplets (n = 10), l’échantillon utilisé pour les analyses comporte 323 questionnaires.

Questionnaire

Le questionnaire utilisé dans le cadre de cette enquête comprenait 35 questions dont la majorité étaient à choix multiples. Le contenu des énoncés était inspiré des travaux précédents17, 18, 25 ainsi que des plus récentes études sur la consommation d’acide folique19, 26, 27. Le questionnaire a été validé par des experts de contenu puis pré-testé pour la compréhension par des femmes ayant un faible niveau de scolarité. Le temps requis pour répondre au questionnaire était approximativement de 10 minutes. Les questionnaires étaient complétés de façon anonyme.

Mesures

La variable dépendante étudiée dans le cadre de cette étude était la consommation rapportée de suppléments de vitamines et de minéraux au cours de la dernière année. La variable indépendante, dite d’intérêt, était la recommandation, par le professionnel, de prendre des suppléments de vitamines et de minéraux. Les variables de contrôle qui ont été examinées sont la recommandation par un professionnel de la santé de consulter de la documentation sur la santé et sur l’alimentation, la connaissance de l’acide folique, la reconnaissance de différentes sources d’information sur la santé et l’alimentation (infirmière du CLSC, ligne Info-santé, médecin, nutritionniste, pharmacien, télévision ou radio, livres ou journaux ou revues, amis ou parents) et la perception de l’influence des intervenants de la santé par rapport à la santé (tableau 1). Les caractéristiques sociodémographiques que sont l’âge, le niveau de scolarité, le niveau de revenu, l’état matrimonial, le fait d’être enceinte ou non et l’intention de devenir enceinte ont également été investiguées dans le cadre de cette étude à titre de variables de contrôle (tableau 2).

Tableau 1
Variables et questions
Tableau 2
Caractéristiques sociodémographiques des participants: N = 323.

Analyses

Des analyses bivariées, utilisant le test du χ2, ont été effectuées pour identifier les variables associées à la consommation de suppléments de vitamines et de minéraux au cours de la dernière année. Les résultats présentant un P >,25 ont été intégrés au modèle de régression logistique28, 29.

La modélisation par régression logistique multiple a été employée pour déterminer si l’association observée entre la recommandation d’un professionnel de la santé et la consommation de vitamines et de minéraux par les femmes en âge de procréer persistait après avoir tenu compte de l’effet des variables de contrôle. Toutes les analyses ont été réalisées à l’aide du logiciel Statistix version 830. Un seuil de 95% a été employé pour tester la signification des résultats.

RÉSULTATS

Les femmes ayant répondu au questionnaire étaient âgées entre 18 et 45 ans et avaient une moyenne d’âge de 27 ans (ET 6,2). Les caractéristiques sociodémographiques des participantes sont décrites dans le tableau 2.

Analyses descriptives

Les analyses descriptives ont permis de constater que 41% des femmes rapportaient que leur médecin leur avait recommandé de consommer un supplément de vitamines et de minéraux lors de la dernière année.

Analyses bivariées

Les résultats ont mis en évidence que la recommandation de consommer un supplément par un professionnel et la connaissance de l’acide folique étaient des variables significativement associées à la consommation de suppléments (tableau 3). La télévision et la radio n’étaient pas reconnues comme des sources d’information ayant une influence sur la consommation de suppléments.

Tableau 3
Relations bivariées entre les variables explicatives et la consommation de suppléments de vitamines et de minéraux

Parmi les caractéristiques sociodémographiques, seuls le niveau de revenu, l’état matrimonial et le fait d’être enceinte ou non étaient significativement associés à la consommation de suppléments de vitamines et de minéraux. L’âge, le niveau de scolarité et l’intention ou non de devenir enceinte n’étaient pas des variables explicatives de la consommation de suppléments de vitamines et de minéraux.

Analyses multivariées

Les variables de contrôle que sont la connaissance de l’acide folique, la reconnaissance de la télévision, de la radio, d’une nutritionniste et des amis et des parents comme source d’information sur la santé et l’alimentation, la perception de l’influence des intervenants par rapport à la santé, le niveau de revenu, l’état matrimonial et le fait d’être enceinte ou non ont été retenus selon le critère P < ,25 pour être testées dans un modèle de régression logistique2829.

Après avoir contrôlé toutes ces variables, il est apparu que le fait de se faire recommander par un professionnel de prendre un supplément de vitamines et de minéraux était significativement associé à la consommation de tels suppléments par les femmes susceptibles de devenir enceintes.

Comme l’indique le tableau 4, les femmes ayant entendu parler de l’acide folique ou qui ont lu sur le sujet étaient plus susceptibles de consommer des suppléments que les femmes n’étant pas informées sur l’acide folique. Par ailleurs, les femmes affirmant que leur principale source d’information sur la santé et l’alimentation était la télévision et la radio avaient moins de chance de consommer des suppléments de vitamines et de minéraux que les femmes qui n’employaient pas cette source d’information. La reconnaissance d’une nutritionniste et des amis et des parents comme source d’information sur la santé et l’alimentation, la perception de l’influence des intervenants de la santé par rapport à la santé, le niveau de revenu, l’état matrimonial et le fait d’être enceinte ou non ne sont pas apparus des facteurs associés à la consommation de suppléments de vitamines et de minéraux puisque la valeur de 1 est comprise à l’intérieur de l’intervalle de confiance.

Tableau 4
Analyse de régression de la consommation de suppléments de vitamines et minéraux

DISCUSSION

Cette étude visait à évaluer l’association entre la recommandation du professionnel de la santé de prendre un supplément de vitamines et de minéraux et l’adoption de ce comportement chez les femmes en âge de devenir enceintes. Les analyses multivariées indiquent que les femmes qui s’étaient fait recommander de consommer un supplément par un professionnel avaient plus de chances d’identifier l’acide folique comme un supplément important. De plus, elles avaient plus de chances d’avoir pris des vitamines ou des minéraux au cours de la dernière année. Ces résultats renforcent ainsi la pertinence du rôle primordial que les professionnels de la santé peuvent jouer dans la prévention des anomalies congénitales. Selon Grimshaw et al.31, «passive dissemination (eg, mailing educational materials to targeted clinicians) is generally ineffective and is unlikely to result in behavioural change when used alone; however, this approach may be useful for raising awareness of the desired behaviour change».

Les analyses descriptives ont permis de constater que 41% des femmes soulignaient que leur médecin leur avait recommandé de consommer un supplément de vitamines et des minéraux. Que penser de ce taux? On ne peut viser le 100% puisque plusieurs femmes consultent pour adopter ou poursuivre une méthode contraceptive. Cependant, il serait souhaitable de viser un taux sensiblement supérieur à 41% étant donné que les deux tiers des participantes avaient l’intention de devenir enceintes et que le nombre de grossesses non planifiées demeure élevé17, 18. À cet égard, plusieurs études démontrent que la source d’information la plus citée concernant la nutrition est le médecin de famille32, 33.. L’examen annuel semble le meilleur moment pour discuter de la prise de suppléments d’acide folique mais une consultation d’un tout autre ordre peut également inviter le professionnel à recommander cette pratique clinique préventive.

Dans le même ordre d’idées, 70% des femmes qui avaient l’intention de devenir enceintes indiquaient qu’elles ne prenaient pas de suppléments d’acide folique (tableau 5). Par conséquent, les stratégies pour soutenir les professionnels dans leurs efforts d’éducation et de promotion doivent donc continuer à être implantées afin de favoriser le recours à ces pratiques préventives. À cet égard, McDonald et al23 ajoutent qu’il faut chercher à mettre au point des stratégies novatrices pour informer les femmes, les professionnels de la santé et les pharmaciens des avantages de l’apport complémentaire de l’acide folique. D’ailleurs, des chercheurs australiens révèlent que suite à une campagne de promotion, les professionnels de la santé ont augmenté la fréquence de la recommandation concernant la prise de suppléments d’acide folique, ce qui a doublé les ventes de suppléments contenant de l’acide folique et diminué la prévalence des anomalies de fermeture du tube neural de 2 à 1,1 pour 1000 naissances32.

Tableau 5
Relations bivariées entre les caractéristiques sociodémographiques et la consommation de vitamines et minéraux

Limitation

Une des limites de l’étude réside dans le fait que les femmes qui ont répondu au questionnaire pourraient porter un intérêt manifeste pour la santé et posséder des habiletés de lecture plus grandes que l’ensemble de la population. Ce fait pourrait exercer une influence sur la représentativité de l’échantillon et la validité externe de l’étude.

Conclusion

Plus de 10 ans après l’émission de recommandations de type A concernant la prise d’acide folique dans la prévention primaire des anomalies congénitales, la pratique clinique demeure modeste. Les programmes éducatifs multistratégiques destinés aux professionnels de la santé devraient être mis en œuvre afin de favoriser le transfert des connaissances et les soutenir dans leur pratique préventive34.

Notes

EDITOR’S KEY POINTS

  • Even though 64% of Quebec women have read or heard about folic acid, only 25% of embryos are exposed to optimal doses before their neural tubes close.
  • In this survey, 41% of women reported that their physicians had recommended taking vitamin and mineral supplements in the past year.
  • There is a significant association between health professionals’ recommendations to take vitamin and mineral supplements and the consumption of such supplements by women of childbearing age.

POINTS DE REPÈRE DU RÉDACTEUR

  • Même si 64% des Québécoises ont lu ou entendu parler de l’acide folique, seulement 25% des embryons sont exposés à des doses optimales avant la fermeture du tube neural.
  • Dans cette étude, 41% des femmes ont rapporté que leur médecin leur avait recommandé de consommer un supplément de vitamines et de minéraux lors de la dernière année.
  • Le fait de se faire recommander par un professionnel de prendre un supplément de vitamines et de minéraux a été significativement associé à la consommation de tels suppléments par les femmes susceptibles de devenir enceintes.

Notes en bas de page

Contributions des auteures

Les auteures certifient qu’elles ont participé à la conception et à l’élaboration du devis de recherche de même qu’à l’analyse et l’interprétation des données. Elles ont également pris une part active dans la rédaction et la révision du texte présenté. Dre Morin a contribué à la co-rédaction de l’article et la coordination de la recherche. Mme Demers a contribué à la co-rédaction de l’article, l’analyse statistique et l’interprétation des résultats. Mme Giguère a contribué à la conception des instruments de collecte de données et l’interprétation des résultats. Dre St-Cyr Tribble a contribué à la révision générale des documents élaborés, au soutien théorique, et à l’interprétation des résultats. Mme Lane a contribué à la conception des instruments de collecte des données et l’interprétation des résultats.

Intérêts concurrents

Rien déclaré

This article has been peer reviewed.

Références

1. Czeizel AE, Dudàs I. Prevention of the first occurrence of neuraltube defects by periconceptional vitamin supplementation. N Engl J Med. 1992;327:1832–5. [PubMed]
2. MRC Vitamin Study Research Group. Prevention of neural tube defects: results of the Medical Research Council Vitamin Study. Lancet. 1991;338:131–7. [PubMed]
3. Dietrich M, Brown CJ, Block G. The effect of folate fortification of cereal-grain products on blood folate status, dietary folate intake and dietary folate sources among adult non-supplement users in the United States. J Am Coll Nutr. 2005;24(4):266–74. [PubMed]
4. Santé Canada. Nutrition pour une grossesse en santé: lignes directrices nationales à l’intention des femmes en âge de procréer. Ottawa (ON): Santé Canada; 1999.
5. Van Allen MI, McCourt C, Lee NS. Un document de référence à l’intention des professionnels de la santé. Ottawa (ON): Ministre des Travaux publics et Services gouvernementaux; 2002. Santé avant la grossesse: l’acide folique pour la prévention primaire des anomalies de fermeture du tube neural.
6. Recommendationsfor the use of folicacid to reducethe number of casesof spina bifida andother neuraltube defects. MMWR Recomm Rep. 1992;41(RR-14):1–7. [PubMed]
7. Comité de génétique. L’apport en acide folique pour la prévention des anomalies du tube neural et d’autres anomalies congénitales. Directives cliniques de la SOGC. J Obstet Gynaecol Can. 1993;25(11):966–73.
8. Institute of Medicine. Dietary reference intakes: thiamin, riboflavin, niacin, vitamin B6, folate, vitamin B12, pantothenic acid, biotin, and choline. Washington (DC): National Academy Press; 1998. Standing Committee on the Scientific Evaluation of Dietary Reference Intakes and its Panel on Folate, Other B Vitamins, and Choline and Subcommittee on Upper Reference Levels of Nutrients. [PubMed]
9. Woolf SH, Battista RN, Angerson GM, Logan AG, Eel W. Canadian Task Force on the Periodic Health Examination. Ottawa: Canada Communication Group; 1994. p. 37.
10. Clark NA, Fisk NM. Minimal compliance with the Department of Health recommendation for routine folate prophylaxis to prevent foetal neural tube defects. Br J Obstet Gynaecol. 1994;101:709–10. [PubMed]
11. Johnston R, Staples D. Use of folic acid–containing supplements among women of childbearing age—United States, 1997. Morbid Mortal Wkly Rep MMWR. 1997;47(7):131–4. [PubMed]
12. Sebarnescu F, Rochat R, Floyd V, Toomey KE. Knowledge about folic acid and use of multivitamins containing folic acid among reproductive-aged women—Georgia, 1995. Morbid Mortal Wkly Rep MMWR. 1996;45(37):793–6. [PubMed]
13. Neil AM, Laing RJ, Perez P, Spencer PJ. “The Folic Acid Campaign”: has the message got through? A questionnaire study” J Obstet Gynecol. 1999;19(1):22–5. [PubMed]
14. Vollset S, Lande B. Knowledge and attitudes of folate and use of dietary supplements among women of reproductive age in Norway, 1998. Acta Obstet Gynecol Scand. 2000;79:513–9. [PubMed]
15. Sillender M. Continuing low uptake of periconceptional folate warrants increased food fortification. J Hum Nutr Dietet. 2000;13:425–31.
16. Tam LE, McDonald SD, Wen SW, Smith GN, Windrim RC, Walker MC. A survey of preconceptional folic acid use in a group of Canadian women. J Obstet Gynaecol Can. 2005;27(3):232–6. [PubMed]
17. Morin P, De Wals P, Noiseux M, Niyonsenga T, Tremblay C. Pregnancy planning and use of folic acid: results from a survey in Montérégie, Québec. Prev Med. 2002;35:143–9. [PubMed]
18. Morin P, De Wals P, St-Cyr Tribble D, Niyonsenga T, Payette H. Pregnancy planning: a determinant of the consumption of vitamin supplements in the primary prevention of NTDs. Results of a cross-sectional study of women of childbearing age. Can J Public Health. 2002;93(4):259–63. [PubMed]
19. Van der Pal-de Bruin KM, de Walle HE, de Rover CM, Jeeninga W, Cornel M, de Jong-van des Berg LT, et al. Influence of educational level on determinants of folic acid use. Paediatr Perinat Epidemiol. 2003;17:256–63. [PubMed]
20. O’Connor DL. Four years after enhanced folic acid fortification of the Canadian food supply. How are we doing? Can J Public Health. 2002;93(4):245–6. [PubMed]
21. Green-Raleigh K, Mulinare J, Prue C, Petrini J. Trends in folicacid awareness and behaviorin the United States: the Gallup Organizationfor The Marchof Dimes Foundation surveys,1995–2005. Matern Child Health J. 2006;10(suppl7):177–82. [Article PMC gratuit] [PubMed]
22. Cogswell B, Eggert MS. People want doctors to give more preventive care. A qualitative study of health care consumers. Arch Fam Med. 2003;2(6):611–9. [PubMed]
23. McDonald SD, Ferguson S, Tam L, Lougheed J, Walker MC. The prevention of congenital anomalies with periconceptional folic acid supplementation. J Obstet Gynaecol Can. 2003;25(2):115–21. [PubMed]
24. Cockburn J. Adoption of evidence into practice: can change be sustainable? Med J Aust. 2004;180(6):66–7. [PubMed]
25. Morin P, Payette H, Moos MK, St-Cyr Tribble D, Niyonsenga T, De Wals P. Measuring the intensity of pregnancy planning effort. Pediatr Perinat Epidemiol. 2002;17(1):97–105. [PubMed]
26. French MR, Barr SI, Levy-Milne R. Folate intakes and awareness of folate to prevent neural tube defects: a survey of women living in Vancouver, Canada. J Am Diet Assoc. 2003;103:181–5. [PubMed]
27. Garcìa Carballo MM, Gonzàlez Gonzàlez AI, Jiménez Garcìa R. Profilaxis de los defectos del tubo neural con folatos en las mujeres gestantes del Àrea 10 de Madrid. Aten Primaria. 2003;31(2):98–103. [PubMed]
28. Bendel RB, Afifi AA. Comparison of stopping rules in forward regression. J Am Stat Assoc. 1977;72:46–53.
29. Mickey RM, Greenland S. The impact of confounder selection criteria on effect estimation. Am J Epidemiol. 1989;129(1):125–37. [PubMed]
30. Analytical Software. Statistix Version 8 for Windows, 2003. Talahassie (FL): Analytical Software; 2003.
31. Grimshaw JM, Shirran L, Thomas R, Mowatt G, Fraser C, Bero L, et al. Changing provider behavior An overview of systematic reviews of interventions. Med Care. 2001;39(8 Suppl 2):2–45. [PubMed]
32. Chan A, Pickering J, Haan EA, Netting M, Burford A, Johnson A, et al. “Folate before pregnancy”: the impact on women and health professionals of a population-based health promotion campaign in South Australia” Med J Aust. 2001;174:631–6. [PubMed]
33. Van Dillen SM, Hiddink GH, Koelen MA, de graaf C, van Woerkum CM. Understanding nutrition communication between health professionals and consumers: development of a model for nutrition awareness based on qualitative consumer research. Am J Clin Nutr. 2003;77(4 Suppl):1065S–72S. [PubMed]
34. Lane J, Morin P, Giguère C, St-Cyr Tribble D, Demers K. Programme éducatif visant l’augmentation des connaissances et pratiques professionnelles reliées à l’acide folique dans la prévention d’anomalies de fermeture du tube neural (AFTN): description du processus d’arrimage et des stratégies déployées. Accepté pour publication dans la revue européenne. Promotion et Éducation #. :MS24–06.

Articles from Canadian Family Physician are provided here courtesy of College of Family Physicians of Canada