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Can Fam Physician. 2006 avril 10; 52(4): 474–475.
Publication en ligne 2006 avril 10. French.
PMCID: PMC1481669

Language: Anglais | Français

La méditation améliore-t-elle la qualité de vie des patients vivant avec un cancer?

Une synthèse critique

Does meditation improve the quality of life for patients living with cancer? A critical synthesis

Abstract

OBJECTIVE

To determine whether interventions that promote meditation improve quality of life in cancer patients.

DATA SOURCES

MEDLINE data bank (1966 to 2004) using the terms “spiritual well-being” and the MeSH terms “meditation,” “neoplasm,” “cancer,” and “spiritual therapies.”

STUDY SELECTION

Clinical trials evaluating the effect of meditation on cancer patients.

SYNTHESIS

Five studies were retained; none were designed in a way that made it possible to evaluate the effect of meditation exclusively or its effect on quality of life compared with a neutral intervention. Only 1 evaluated spiritual well-being. Four reported a significant improvement in symptoms of depression and anxiety when the study group’s preintervention and postintervention scores were compared. In the 2 studies that included a control intervention, participants preferred the meditation intervention.

CONCLUSION

The design of studies to evaluate the effect of meditation on cancer patients did not make it possible to clearly identify the effect of meditation alone. These studies did show, however, that mood and anxiety parameters tend to improve—something that has been documented in other populations—and that spiritual well-being tends to improve as well. The main biases preventing a generalization of the effects of meditation are simultaneous evaluation of several interventions, “diluting” the effect of meditation; the lack of control groups receiving a comparable intervention; and the selection of study populations favourable to the intervention. There is increasing recognition of the effect of improved spiritual well-being on quality of life, even though most tools for measuring quality of life do not have a section for measuring spiritual well-being. Failing to take this aspect into account could be causing us to miss certain effects of meditation. In order to determine whether meditation should be offered to terminally ill patients, we need studies that do not contain these biases—studies designed to measure spiritual well-being.

Résumé

OBJECTIF

Déterminer si des interventions visant à promouvoir la méditation améliorent la qualité de vie des patients atteints d’un cancer.

SOURCE DE DONNÉES

Banque de données MEDLINE (1966 à 2004) en utilisant le terme Spiritual well-being et les MeSH Meditation, Neoplasm, Cancer et Spiritual therapies.

SÉLECTION DES ÉTUDES

Les essais cliniques évaluant l’effet de la méditation chez des patients atteints du cancer ont été retenus.

SYNTHÈSE

Des cinq études retenues, aucune n’avait un design permettant d’évaluer exclusivement l’effet de la méditation ni son impact sur la qualité de vie par rapport à une intervention neutre. Une seule évaluait le bien-être spirituel. Quatre études rapportent une amélioration significative des symptômes dépressifs et anxieux lorsque les scores du groupe à l’étude après l’intervention sont comparés aux valeurs initiales. Les participants ont préféré l’intervention visant à promouvoir la méditation dans les deux études comprenant une intervention témoin.

CONCLUSION

Le design des études retrouvées dans la littérature dont l’objectif est l’évaluation de l’impact de la méditation chez les patients cancéreux ne permet pas d’isoler de façon claire l’effet attribuable à la méditation. Ces études montraient cependant qu’il existe une tendance à l’amélioration des paramètres de l’humeur et de l’anxiété, ce qui est documenté pour d’autres populations, et à l’amélioration du bien-être spirituel. Les principaux biais empêchant une généralisation des effets de la méditation sont l’évaluation simultanée de plusieurs interventions «diluant» l’effet de la méditation; l’absence d’un groupe témoin recevant une intervention comparable; et la sélection d’une population favorable à l’intervention. Par ailleurs, il est de plus en plus reconnu que l’amélioration du bien-être spirituel a un impact sur la qualité de vie même si la plupart des outils d’évaluation de la qualité de vie ne sont pas dotés d’une section pour le mesurer. L’omission d’étudier cet aspect pourrait ainsi occulter certains effets de la méditation. Pour déterminer si la méditation constitue une intervention à offrir aux patients en fin de vie, il faudrait donc des études qui éviteraient les biais mentionnés et qui évalueraient précisément le bien-être spirituel.

EDITOR’S KEY POINTS

  • Among patients with cancer, spiritual matters are raising a lot of interest. Some authors believe that there is a positive relationship between spiritual well-being and quality of life.
  • This study evaluates the effect of meditation on spiritual well-being.
  • In most studies on the subject, there was a significant bias in the control group intervention, making it impossible to say exactly what effect meditation had. Moreover, study findings are often contradictory.
  • None of the studies mentioned evaluated the role of meditation as a stand-alone intervention.

POINTS DE REPÈRE DU RÉDACTEUR

  • Chez les patients atteints d’un cancer, les aspects spirituels soulèvent beaucoup d’intérêt. Certains auteurs pensent qu’il existe une relation positive entre bien-être spirituel et qualité de vie.
  • Cette étude évalue l’effet de la méditation sur le bien-être spirituel.
  • Puisque la plupart des études publiées sur le sujet comportent un important biais au niveau de l’intervention proposée au groupe témoin, il est impossible de se prononcer sur l’influence propre de la méditation. En plus, les conclusions sont parfois contradictoires.
  • Aucune des études mentionnées n’évalue le rôle de la méditation comme intervention unique. 

L’incidence du cancer et des décès attribuables à cette maladie augmente constamment au Canada. Une augmentation de 60% des taux annuels de nouveaux diagnostics de cancer est prévue au cours des prochaines décennies1. Les patients atteints de cette maladie éprouvent de la souffrance à plusieurs niveaux, notamment sur les plans physique et psychologique2, et il est estimé qu’environ 50% de ces patients connaîtront une évolution fatale de leur cancer. Au-delà de la survie, on s’intéresse de plus en plus à la qualité de vie de ces patients, notamment en ce qui concerne le bien-être physique, psychologique, social et fonctionnel.

Plus récemment, un intérêt pour les aspects spirituels de la maladie et des soins aux patients s’est manifesté dans la littérature médicale. Flannelly et coll.3 ont rapporté que la spiritualité et la religion étaient considérées dans 18,9% des articles publiés dans trois journaux de soins palliatifs. En plus des aspects ci-hauts énumérés, le bien-être spirituel devient de plus en plus étudié, en particulier sous l’angle de sa relation avec la qualité de vie. Certains auteurs4-6 mettent en évidence une relation positive entre bien-être spirituel et qualité de vie pouvant être du même ordre que la contribution du bien-être physique à la qualité de vie. Toutefois, bien que certaines techniques ou interventions aient été développées pour tenir compte des aspects spirituels de la maladie, peu d’études évaluent leur efficacité. Selon plusieurs auteurs ayant étudié l’effet du bien-être spirituel sur la qualité de vie des patients mourants7-9, des études contrôlées évaluant l’effet d’interventions spécifiques à caractère spirituel seraient nécessaires pour en venir à améliorer l’approche face aux patients en fin de vie. De telles études existent déjà lorsqu’il s’agit de patients non mourants. On pense en particulier aux recherches évaluant l’effet de la méditation sur le rythme cardiaque10-11, la tension artérielle12-14, les taux lipidiques15, le taux circulant d’hormones de stress13,16, la performance du système immunitaire17,18, la douleur chronique19, la fibromyalgie20, le psoriasis21, ainsi que le stress et le bien-être psychologique22-26.

Il est tout à fait possible que la méditation favorise un rituel spirituel pouvant améliorer le bien-être spirituel de patients atteints de maladie incurable et progressive comme le cancer. La présente étude vise à déterminer si l’effet de la méditation sur le bien-être spirituel a fait l’objet d’études chez des patients atteints de cancer. Si de telles études existent et si elles font état d’une influence positive de la méditation, des interventions simples et peu coûteuses pourraient améliorer significativement la qualité de vie de cette population.

SOURCES DE DONNÉES

Les articles analysés ont été trouvés à partir d’une recherche dans la base de données MEDLINE (1966-2004). Les mots-clés suivants tirés du système MeSH ont été utilisés: meditation (310 entrées), neoplasm (1 580 258 entrées), spiritual therapies (6 541 entrées). Par ailleurs, les mots cancer et spiritual well-being ont dû être utilisés en keyword puisqu’ils ne font pas partie de la terminologie MeSH (cancer = 456 972 entrées), (spiritual well-being = 183 entrées). Les articles retenus ont été repérés en combinant les MeSH meditation  et  neoplasm (3 entrées), neoplasm et spiritual therapies (19 entrées), et meditation et spiritual therapies (39 entrées). Le mot «cancer» en lui-même n’a pas généré d’articles non préalablement trouvés avec les MeSH utilisés.

Au total, 5 études ont été retenues (tableau 126-30). Pour être retenu, un article devait à la fois être catégorisé comme un essai clinique par le moteur de recherche MEDLINE et étudier la méditation chez une population composée de patients atteints d’un cancer. Tous les articles remplissant ces critères étaient en anglais. Aucun article supplémentaire remplissant les critères de sélection n’a pu être trouvé à partir des références des articles retenus. Aucun article de revue ne portait précisément sur la question de l’effet de la méditation sur le bien-être spirituel.

Tableau 1
Synthèse des études évaluant l’effet de la méditation chez les patients atteints d’un cancer

SYNTHÈSE

Speca et coll.27 ont étudié la pratique de la pleine conscience du moment présent (mindfulness meditation), une technique adaptée du bouddhisme Teravada par Kabat-Zinn32, chez un groupe de patients atteints de divers cancers recrutés par publicité en clinique externe. L’intervention comprenait trois volets: des cours théoriques hebdomadaires en groupe pendant 7 semaines, une pratique de la méditation pendant ces séances et, enfin, une discussion dirigée avec les participants à chaque séance dans un but de soutien et de résolution de problèmes rencontrés avec la méditation. Le groupe témoin était assigné à une liste de rappel et n’avait pas de contact avec les investigateurs. Les auteurs ont démontré une amélioration significative des symptômes de l’humeur et de stress en comparaison avec le groupe témoin à la fin de l’étude, de même qu’une amélioration significative suite à l’intervention à l’intérieur même du groupe à l’étude.

Les mêmes auteurs28 ont réévalué le groupe ayant reçu l’intervention (n = 54) 6 mois après la fin de l’étude afin de comparer l’évolution dans le temps de l’humeur et l’anxiété chez ces patients. Les scores d’anxiété 6 mois après la fin de l’intervention étaient similaires à ceux du début alors que les scores pour la perturbation de l’humeur (total mood disturbance) avaient diminué de façon non significative. Les auteurs conclurent que les gains réalisés lors de l’intervention se maintiennent 6 mois après la fin de celle-ci.

Targ et coll.29 ont examiné, chez 181 femmes atteintes d’un cancer du sein recrutées par publicité, l’influence d’un ensemble d’interventions de médecine alternative et complémentaire comparées à des interventions visant un soutien cognitivo-comportemental standard. Les interventions du groupe expérimental comprenaient la méditation, l’affirmation de soi, la visualisation et la pratique de rituels, de même qu’un volet éducationnel dispensé par une infirmière sur l’alimentation, l’exercice, et d’autres sujets. Par rapport aux valeurs initiales, le groupe expérimental et le groupe témoin ont expérimenté une amélioration significative de leur qualité de vie et de leur bien-être spirituel en post-intervention. L’étude est restée impuissante à mettre en évidence une quelconque supériorité d’une des deux approches. Les patientes ont démontré une plus grande satisfaction lorsqu’elles appartenaient au groupe de médecine alternative et complémentaire (p = 0,006). Toutefois, 59% des patientes inclues dans l’étude pratiquaient la méditation au moins une fois par semaine avant la randomisation.

Dans une étude descriptive évaluant l’effet d’un programme de pratique de la pleine conscience d’une durée de 8 semaines chez 49 patientes atteintes du cancer du sein et 10 patients atteints du cancer de la prostate recrutés par publicité, Carlson et coll.30 ont montré une amélioration de la qualité de vie globale, mesurée avec l’échelle EORTC-QLQ C30 (p < 0,05). Le score évaluant la perturbation de l’humeur (total mood disturbance) montrait une amélioration non significative de 13% alors que la diminution de 19,3% du score des symptômes de stress était significative (p < 0,01). Les scores initiaux d’évaluation de la perturbation de l’humeur étaient cependant faibles dans cette population. L’intervention comprenait les trois volets mentionnés dans l’étude de Speca27, soit un volet théorique, un volet pratique et une séance de discussion.

Enfin, Cohen et coll.31 ont étudié l’effet de deux pratiques de yoga tibétain chez 39 patients atteints d’un lymphome recrutés en clinique externe. L’intervention, qui se poursuivait pendant 7 semaines, consistait en une séance hebdomadaire pendant laquelle deux techniques (Tsa lung et Trul Khor) étaient enseignées. Ces techniques incorporent la pratique de la pleine conscience, la visualisation, des techniques de respiration et des postures. Un groupe témoin était en attente sur une liste de rappel. L’intervention n’a pas démontré d’amélioration au niveau de l’humeur ni de l’anxiété mais une amélioration significative était notée pour les symptômes reliés au sommeil (p < 0,004). Dans cette étude également, les scores de base au niveau de l’humeur et de l’anxiété étaient relativement bas. Par ailleurs, 64% des patients estimaient «définitivement bénéfique» la pratique de la pleine conscience.

DISCUSSION

La plupart des études publiées sur le sujet comportent un important biais au niveau de l’intervention proposée au groupe témoin qui rend impossible de conclure sur l’influence propre de la méditation. Les études où le groupe témoin est attribué à une liste d’attente omettent d’évaluer le sentiment de connexion aux autres qui pourrait constituer un des points fondamentaux du bien-être spirituel8. Il est possible qu’indépendamment de la variable «méditation», le contact avec les intervenants et d’autres patients atteints de cancer soit suffisant pour améliorer le bien-être spirituel et, par là, le bien-être psychologique. Par ailleurs, l’amélioration de l’humeur ou des symptômes anxieux dans les études sans groupe témoin pourrait n’indiquer qu’une adaptation naturelle à la maladie, sans que l’intervention reçue n’ait de lien causal.

Également, aucune des études mentionnées n’évaluent le rôle de la méditation comme intervention unique. L’intervention proposée par Cohen et coll.31 comprend des exercices de yoga, alors que celles de Speca et coll.27 et Carlson et coll.30 incluent un groupe de soutien et de discussion. L’approche de médecine alternative et complémentaire de Targ et coll.29 comprend plusieurs interventions différentes. Il est donc impossible de préciser le rôle de la méditation comme tel à partir des résultats obtenus dans ces études.

Les études de Targ et coll.29 et de Cohen et coll.31 décrivent mieux l’intervention reçue. Toutefois, ces études reposent sur des populations hautement sélectionnées. Par exemple, l’étude de Targ et coll.29 s’appuie sur un projet qui avait une certaine popularité dans la communauté, contribuant probablement à sélectionner dans l’étude des patientes initialement favorables à l’intervention. Le recrutement par publicité, utilisé dans la plupart de ces études, contribue à sélectionner une population favorable à l’intervention. Cet élément peut expliquer pourquoi les participants de l’étude de Cohen et coll.,31 malgré l’absence d’amélioration sur toutes les échelles d’évaluation à l’exception du PSQI (Pittsburg Sleep Quality Index), évaluent l’intervention qu’on leur a proposée hautement bénéfique. Peut-être que les bénéfices réels découlant de l’intervention n’ont pas pu être mesurés avec les outils utilisés? Les techniques enseignées constituent un rituel spirituel qui a pu améliorer le bien-être spirituel de ces patients sans que cela ait été mesurable avec les outils utilisés.

Enfin, les conclusions de ces quelques études sont parfois contradictoires. Par exemple, les études de Carlson et coll.30 et Cohen et coll.31 n’ont pu établir d’amélioration des scores relatifs à l’humeur. Ces études négatives ont cependant une puissance statistique faible car elles s’appuient sur un petit nombre de participants. Aussi, l’utilisation du CES-D (Center for Epidemiologic Studies—Depression) dans l’étude de Cohen et coll.31 peut avoir été impuissante à détecter une variation de petite échelle dans l’évolution temporelle de l’humeur puisqu’il s’agit d’un outil de dépistage.

Limitations

Il est possible que certains articles pertinents aient échappé à notre stratégie de recherche. Ceci est toutefois peu probable puisque le terme MeSH meditation devrait nécessairement être présent dans une étude évaluant son effet. Par ailleurs, une revue de littérature sur la pratique de la pleine conscience qui a été effectuée en 2003 ne recensait que deux articles s’intéressant à une population de patients atteints d’un cancer33.

Au delà des symptômes psychologiques, l’évaluation de la méditation comme intervention chez les patients atteints de cancer devrait plutôt s’intéresser à la qualité de vie, un concept plus global et plus significatif pour les malades et les médecins, ainsi qu’au bien-être spirituel, une composante importante et possiblement déterminante de la qualité de vie.

Conclusion

L’ensemble des études analysées démontre une amélioration des différents paramètres mesurés en post-intervention, et ceci à l’intérieur d’une période souvent limitée à quelques semaines. Ces études présentent toutefois des biais importants empêchant toute généralisation sur les effets de la méditation sur la qualité de vie des patients atteints d’un cancer. La sélection d’une population favorable à l’intervention, l’évaluation simultanée de plusieurs interventions, l’absence d’intervention témoin et l’omission de l’évaluation du bien-être spirituel constituent quatre biais à contrôler dans d’éventuelles études ultérieures. De telles études pourraient alors déterminer si ce type d’intervention doit éventuellement faire partie de l’arsenal thérapeutique des médecins prenant soin des malades en fin de vie.

Biographies

• 

Dr Lamanque était résident en soins palliatifs au Département de médecine familiale de la Faculté de médecine de l’université de Montréal au Québec.

• 

Dr Daneault est professeur adjoint au Département de médecine familiale de la Faculté de médecine de l’université de Montréal. Il travaille également au service des soins palliatifs de l’hôpital Notre-Dame, Centre hospitalier de l’université de Montréal.

Notes en bas de page

Source d’aide: Aucune

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